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Date : 07-07-2024 09:04:01
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Un peu de culture jamais ne peut nuire :
La première femme à entrer dans l’enceinte olympique, au Vème siècle avant JC, fut la Grecque Kallipàteira
Les femmes n’avaient pas le droit d’entrer dans le stade réservé aux compétitions sportives à Olympie. Selon la loi , toute femme surprise aux jeux olympiques serait précipitée du haut du mont Typaeos, proche d’Olympie.
Au Vème siècle avant notre ère, Kallipàteira grandit dans une famille de champions sportifs, père, frères puis mari et fils. Elle ne peut assister ni aux épreuves ni à leur triomphe.
Autorisée à participer à des jeux féminins consacrés à la déesse Heira, elle n’y trouve pas la liesse du public.
Son fils s’illustre très jeune dans la course avec le soutien de son père, mais celui-ci décède et ne peut plus l’entraîner.
À la mort de son mari, Kallipàteira veut que son fils devienne un champion et c’est elle qui va s’occuper de son entraînement pendant plusieurs années.
Lorsque son fils est prêt à participer aux Jeux Olympiques, il lui est impossible de le laisser partir seul. Sa stratégie : porter des vêtements masculins, se bander les seins et partir ensemble pour Olympie.
Le jour de la compétition, elle entre dans le stade et s’installe dans la tribune des entraîneurs, sans se faire remarquer.
Son fils est victorieux. Dans sa joie, elle se précipite vers le centre du stade, s’accrochant au passage à une barrière. Sa tunique est arrachée, son bandage se défait et libère un sein.
Des soldats armés lui ordonnent de les suivre, mais son fils, suivi par tous ses admirateurs, se précipite vers elle, parlemente avec les soldats qui les laissent repartir avec la promesse de se présenter le lendemain devant les autorités pour que la délinquante soit jugée.
Plusieurs versions de la suite : l’une disant qu’en raison de la célébrité de sa famille, elle est libérée.
Une autre écrite par un historien romain, Claude Élien, 3 siècles plus tard, prétend qu’elle aurait harangué la foule et plaidé la cause des femmes, ce qui lui a évité d’être jetée du mont Typaeos.
Ce qui est sûr, c’est qu’à la suite de son subterfuge, pour s’assurer de leur sexe, les athlètes et leurs entraineurs ont dû ensuite rentrer nus dans l’enceinte du stade olympique.
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